Ziko la tortue et la grande montagne
Au bord de la vallée verte se dressait une grande, grande montagne. Chaque soir, Ziko la petite tortue la regardait en rêvant : « Un jour, je verrai le lever du soleil depuis le sommet. »
Les animaux riaient. « Toi ? gloussa le lapin. Il faut des pattes rapides pour ça ! » « Il faut des ailes ! » ajouta le corbeau.
Ziko sourit et prépara une feuille pleine de baies. « Je n'ai pas besoin d'être rapide, dit-il. J'ai juste besoin de ne pas m'arrêter. »
Il marcha toute la matinée — dix petits pas, puis une pause. Dix petits pas, puis une pause. Le lapin le dépassa en courant, riant très fort.
À mi-chemin, Ziko trouva le lapin assis sous un rocher, fatigué et découragé. « Le sommet est trop loin, bâilla le lapin. Je rentre à la maison. »
Ziko continua. Quand ses pattes lui faisaient mal, il se reposait — mais il ne faisait jamais demi-tour. Un pas… un pas… un pas.
À l'heure bleue et douce d'avant le matin, Ziko se hissa tout en haut. Le soleil se leva lentement, peignant le ciel d'orange et de rose, et toute la vallée scintillait en bas.
« J'y suis arrivé, murmura Ziko, pas parce que j'étais rapide — parce que je n'ai pas arrêté. »
🌟 La morale: Les petits pas, faits chaque jour, gravissent les plus grandes montagnes.
Parlons de l’histoire
Quel était le rêve de Ziko ?
Voir le lever du soleil depuis le sommet de la grande montagne.
Pourquoi le lapin a-t-il abandonné à mi-chemin ?
Il était fatigué, s’ennuyait et trouvait le sommet trop loin.
Quel était le secret de Ziko pour arriver au sommet ?
Il n’avait pas besoin d’être rapide — il ne s’est juste jamais arrêté.
